Tu es seule ce soir,
Même la lune a déserté le ciel,
Humaine, l'Unique, a trainer sur le trottoir,
Le sac contre le coeur, prête à rentrer chez elle.
Il est trois heures, au milieu de la nuit,
Les carosses ne sont plus de passages
Seul le bruit de mes talons sonne la Vie.
Calme, la rue est sage.
Un si beau néant me confronte à la Terre!
Je suis l'enfant des Dieux
Comme je suis déesse de ma rue, ephémère
Moment de solitude à deux...
Moi et le Grand Univers.
Quel est ce regard, vide, nu, simple et sans passion?
C'est la fatigue maman.
Et cette histoire fade, neutre, et sans action
Laisse là de côté, c'est l'épuisement.
Je me repose simplement.
Je dors. C'est si bon.
Mes yeux se ferment maintenant,
Sous la chaleur de ses rayons,
Mon soleil, je vis l'instant
Et mon corps se détend.
Tout lui explose à la gueule
En même temps, maintenant
Trop de larmes, le soir, seule
Une boule au ventre, un coup aux dents
C'est tout ce qui lui reste dans le coeur
Dans les mains, du stress,
Dans la tête, sans cesse,
Et ça fait peur, ça fane, ça meurt
Mais ça revient dans les pensées,
A consommer avec malheur.
Et elle pleure encore
Dans son bain, de ses idées
Trop noires pour être en or
Alors elle laisse les jours passer
Sans vouloir y penser, elle joue avec le sort
Sans jamais oublier
Et elle pleure encore,
Car elle est dans la merde.
Les semaines viennent, regrétable,
Elles les détestent vraiment
Trop de choix inévitables
Qui l'attendent au tournant
Ici des rêves, pas de téléportation
Mauvaise période, mauvais départ
Pour les emmerdes pas de retard
Seulement la vie, et la pression
.
Et ça s'arose dans le chocolat,
L'alcool avec modération.
Et elle pleure encore
Dans son bain, de ses idées
Trop noires pour être en or
Alors elle laisse les jours passer
Sans vouloir y penser, elle joue avec le sort
Sans jamais oublier
Et elle pleure encore,
Les larmes font le beau temps.
Une histoire de la vie qui ne s'arrête pas
Un regard dans la foule au mileu de la terre
Petite Terre, de mes ancêtres, petit morceau de rive,
Un vaisseau de poussière... l'Univers
A ouvert les grilles d'un mal-être, d'un chagrin
Dans les lignées de vie dans des millions de mains
C'est toujours la même histoire, qui se répète,
Petite Histoire, de nos enfants, petit morceau d'ogive,
Un voilier de roses... Et l'Amour
A ouvert dans nos coeurs un voyage sans retour.
J'ai dans la main le souvenir heureux de nos rires
De ta voix cavalante, tantôt dans les aigus tantôt dans les bas sons.
D'un sortilège galactique, tes yeux demi-saphirs
Ont déversé dans mon sang, le magique poison...
Le fond de mon coeur est désormais noyé,
L'espion charmeur a opéré,
Je veux tomber dans tes bras,
Aimer ton âme et ton aura.
Ses cheveux brillent comme un joyau de feu,
Le silence autour d'elle est pieux,
La petite dort, bercée, dans les bras du Ciel,
Entre la Nuit Passsive, et le Vide Eternel.
Humble et fatale, la Mort est venue,
Et son âme est fané.
Une étoile prie en son nom.
La petite fille que j'étais, n'existe plus.
Parfois je la rassure quand je la vois sur l'Horizon,
Telle un fantôme endormi dans les bras d'un soleil.
Il ne faut pas pleurer, les chagrins s'en iront,
Tu n'es pas seule, je te comprend, Ange des merveilles.
Ensemble nous partirons sur le front,
Et nous vaincrons nos peurs.
Le Ciel ne ment jamais: j'ai encore mes douleurs.
La petite fille en moi est partie,
Mais je reste la même, solitaire de la Vie,
Faible, avec l'espoir d'entendre dans mes rêves,
Une voix futuriste qui me rassure du bout des lèvres,
"Tout ira bien, c'est une promesse
Il te reste encore le plus beau du chemin..."