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Planète Nostalgie

Vendredi 10 février 2006

Sur les routes à l'odeur des sapins,

De terre, de fougères et de boue

Souviens toi du silence, des pas sur les cailloux,

De la fraîche senteur à l'orée des forêts

De ces arbres  vieillis et de l'herbe coupée.

Nous marchions en famille dans les bois solitaires

Rapelle toi cette ambiance inquiétante

Mystérieuse et enhivrante

Au milieu des montagnes dans une autre lumière.

C'était une échapée en dehors du temps

Qui reste quelque part au fond de mes pensées

Au sommet des falaises, des monts et des vallées,

Nous étions en dimanche au beau milieu des champs.

Et nous marchions entre les arbres qui bordent les chemins,

En évitant les flaques arosées par la pluie

Quand la veille, le ciel avait pleuré

Laissant dans la nature une humide alchimie.

Nous ramassions au bord de la chaussée

Des branches et des batons laissés par la nature

Grands et droits que nous abandonnions au fur et à mesure.

Nous cherchions les fossiles au milieu des rochers

Comme je retrouve aujourd'hui un fosile de ma vie:

Seules quelques traces, images, et impressions sont gravées dans l'esprit

Lorsque tout le vivant, est mort il ya longtemps, perdu à jamais

Dans ces journées d'été, d'hiver, d'automne, et de printemps.





Par rissole
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Samedi 4 février 2006

Dehors le brouillard recouvre la ville

Immobile, où je suis née, et où je vis

Sur les trottoirs glissant de froid,

Dans les parcs où je suis tombée,

Sur le béton de tous mes rires,

Cet endroit où j'écris

C'est ma maison, un coeur qui sans hésitations

A abrité ma vie, mes déboirs, mes pleurs, et mes joies

Je la regarde encore par-dessus ses toits veillis,

Dans son habit de gris de pierre et de cailloux,

Encaissé dans les murs,

Où chaque nuit des hommes,

Dorment dans son lit.





 

Par rissole
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Dimanche 29 janvier 2006

Alors regarde, regarde un peu,

Vois tu des sourires qui s'envolent

Dans le vent,

Et qui retombent sur tes lèvres?

Rien, rien

Que des brouillards un peu brouillon

Qui tourbillonent sur les routes

Des  visages un peu figés

Sans expressions et sans humeur

Rien, rien

Qu'un monde triste qui tourne encore

Dans le temps et le néant...

 

 





Par rissole
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