Sur les routes à l'odeur des sapins,
De terre, de fougères et de boue
Souviens toi du silence, des pas sur les cailloux,
De la fraîche senteur à l'orée des forêts
De ces arbres vieillis et de l'herbe coupée.
Nous marchions en famille dans les bois solitaires
Rapelle toi cette ambiance inquiétante
Mystérieuse et enhivrante
Au milieu des montagnes dans une autre lumière.
C'était une échapée en dehors du temps
Qui reste quelque part au fond de mes pensées
Au sommet des falaises, des monts et des vallées,
Nous étions en dimanche au beau milieu des champs.
Et nous marchions entre les arbres qui bordent les chemins,
En évitant les flaques arosées par la pluie
Quand la veille, le ciel avait pleuré
Laissant dans la nature une humide alchimie.
Nous ramassions au bord de la chaussée
Des branches et des batons laissés par la nature
Grands et droits que nous abandonnions au fur et à mesure.
Nous cherchions les fossiles au milieu des rochers
Comme je retrouve aujourd'hui un fosile de ma vie:
Seules quelques traces, images, et impressions sont gravées dans l'esprit
Lorsque tout le vivant, est mort il ya longtemps, perdu à jamais
Dans ces journées d'été, d'hiver, d'automne, et de printemps.